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Le donjon des mystères (chapitre 11)

Chapitre 11 : Insensé

Nous ne pouvions plus reculer. La porte béait, inerte, mais ce qu’elle renfermait ne l’était pas. Immense masse gélatineuse couleur chair de près de deux mètres de diamètre, elle avait tourné ses deux petits yeux noirs qu’elle fixait sur nous, incapables de cligner. Nous apercevant, elle ouvrit une large bouche nous dévoilant des centaines de petits crocs pointus. Triangulaires à l’image de ceux des requins et positionnés sur plusieurs rangées, ils apparaissaient courts. Ce qui n’enlevait rien à leur dangerosité.

Un liquide translucide coula sur ses épaisses lèvres roses avant de tomber sur le sol. Le monstre, un blob géant, salivait à notre vue.

« Darken ? Faut-il vraiment que nous affrontions cette abomination ? me demanda Mallirk, marteau bien en mains.

— J’en ai bien peur. Regardez ! »

Du doigt j’indiquai à mes deux derniers compagnons, ce qui se cachait au fond.

« Ça doit être l’escalier qui mène au niveau suivant.

— Je craignais que vous disiez cela, souffla encore le nain. Alors, comment procède-t-on ? »

Je réfléchis. Je rencontrais une telle créature pour la première fois. D’ordinaire, elles vivaient dans les rivières souterraines. Leur existence n’avait d’ailleurs été relatée que par les témoignages d’elfes des ténèbres qui s’étaient retrouvés face à elles, et en avaient réchappé.

Je n’imaginais pas qu’ils puissent s’accommoder d’un donjon. En dehors des ténèbres qui baignaient les lieux, il n’y avait pas d’eau. Sans doute n’en avait-il pas besoin pour survivre. De la même manière, je ne voyais pas comment il se déplaçait. Deux minuscules nageoires pointaient de chaque côté de son corps, mais qui ne reposaient pas sur le sol. Un vrai poisson hors de l’eau. Ce qui ne paraissait pas le déranger.

Je scrutai les lieux. Le blob se tenait au centre d’une pièce à peine plus grande que lui. Tout autour, l’interstice avec les murs s’avérait juste assez large pour permettre à une personne de se faufiler. Mais cela signifiait passer à la portée de ses mâchoires.

L’animal ne semblait pas pressé. Il avait retrouvé une immobilité parfaite. Sa bouche s’était refermée sur une moue, et ses yeux continuaient de nous observer. Nous reculâmes de quelques pas et les coins de sa bouche s’étirèrent davantage vers le bas de mécontentement. Son déjeuner allait-il lui filer entre les doigts ?

Je réfléchis. Je savais que mes sorts ne nous seraient d’aucune utilité face à lui. Même si je n’en avais jamais rencontré, j’avais pris la peine de me renseigner sur les monstres des abysses, dont le blob faisait partie. Une exploration précédente devait me conduire au cœur d’un gouffre situé dans la forêt d’Unarith. La galerie, creusée un millier d’années plus tôt par les elfes des profondeurs lors de la Marche des ténèbres, ne représentait pas qu’un moyen pour eux de rallier la surface. Avant de parvenir à remonter à l’air libre, le peuple bafoué de l’Endogène avait passé plusieurs siècles à excaver le sol. Or des groupes, las de ce dur labeur, avaient choisi de s’établir dans certaines grottes et y développer des cités. Mon but alors, était de retrouver l’une de ces villes désormais abandonnée, afin d’y dénicher de puissants artefacts magiques.

En préparation à ce voyage, j’avais déniché dans une bibliothèque elfe, un ouvrage traitant des créatures infestant le sous-sol ohoratien. Je l’avais étudié avec attention. Types de monstres, capacités, dangerosité, forces et faiblesses, je n’avais rien laissé au hasard.

Je découvris alors le blob géant. Espèce de poisson spécifique des abysses, son apathie apparente n’en faisait pas moins un animal redoutable. À tel point que les témoignages relatant les rares rencontres avec eux, l’étaient encore plus. En dehors d’un vague croquis dégageant les caractéristiques physiques principales du blob, et un menu exposé de ses particularités, ses aptitudes n’étaient pas développées. À l’inverse d’autres espèces plus communes et plus largement répandues, qui possédaient une page descriptive plus détaillée, le blob n’avait droit qu’à un court paragraphe. J’y avais néanmoins appris que sa peau présentait une substance sur laquelle les attaques magiques non perforantes, glissaient sans lui occasionner le moindre dégât.

Hélas pour moi, mes sortilèges ne nous seraient d’aucune aide, sauf à lui faire écarter ses larges mâchoires ou à le blesser et lui inoculer mes toxiques par ce biais. Voilà une idée !

« Si vous pouviez l’obliger à ouvrir la bouche, je pourrais alors l’empoisonner, murmurai-je à mes camarades.

— À mon avis, il n’attend que ça, d’ouvrir la gueule pour nous avaler ! » marmonna Mallirk en resserrant néanmoins sa prise sur le manche de son lourd marteau.

Le prêtre jeta un coup d’œil à Broc. L’anxiété transpirait par tous les pores du guerrier. Son regard paniqué passait du nain à moi dans l’espoir que nous n’allions pas faire appel à lui. Sa demande muette sonnait vaine à mes oreilles, et je fronçai les sourcils pour le lui faire comprendre.

Il déglutit et saisit sa hache à deux mains. Au côté de Mallirk, il attendit un signe, puis tous deux s’élancèrent, arme au-dessus de la tête. Le blob en profita aussitôt pour passer à l’offensive. Alors que mes compagnons chargeaient, il dévoila un long appendice caché à l’arrière de sa tête qui s’agitait telle la queue d’un chat. Avec une vivacité surprenante, le membre s’abattit sur le nain et lui délivra une décharge électrique qui l’assomma sur le coup. Voyant cela, les nerfs de Broc finirent par lâcher. Avant que je n’aie eu le temps d’intervenir, il abandonna sa hache, tourna les talons et s’enfuit par où nous étions arrivés. Je me retrouvai seul face au blob.

Séraphine tendit le bras pour saisir la poignée de la porte. Quand celle-ci s’ouvrit à la volée, laissant s’échapper un homme que nous reconnûmes sans difficulté, pour être celui de la taverne de Iolcos.

Le guerrier n’eut pas un regard pour nous. Nous comprîmes à l’horreur qui transparaissait sur son visage qu’il fuyait. Quelle terrible épreuve nous attendait qui avait pu l’amener à un niveau de stress si élevé ?

Il fila comme une flèche dans la partie du couloir opposée à celle d’où nous venions.

Et soudain “clic”. Incohérent, incapable de réfléchir et prendre le temps nécessaire à la détection des pièges, il venait d’en déclencher un. Un filament tendu en travers du couloir se rompit à son passage, déclenchant l’ouverture d’une trappe par laquelle il chuta.

Il ne hurla pas. Il n’en eut pas le temps. Tout juste émit-il un hoquet de surprise à l’heure de son trépas. Au fond de la fosse située à trois mètres de profondeur, se trouvaient plantés des pieux de bois sur lesquels il alla s’empaler.

« Dommage, je l’aimais bien, fis-je en me penchant par-dessus le trou.

— Ben voyons, souffla la lutine.

— Quoi ? C’est pourtant vrai ! Sous ses airs d’abruti, je suis certain qu’il y avait un habile combattant.

— Possible, mais dans un donjon ça n’est pas forcément les plus doués qui s’en sortent le mieux. S’il avait eu un peu plus de cervelle, il aurait peut-être pu s’en sortir… lança-t-elle en me jetant un regard de reproche.

— Oui, j’ai compris, je ferai plus attention aux pièges ! En attendant, si lui est là, cela veut sans doute dire que ton Darken n’est pas loin lui aussi.

— Exact ! Dépêchons-nous ! Enfin, tout en faisant attention où nous mettons les pieds… »

Nous retournâmes près de la porte qui s’était refermée derrière le fuyard, et d’une main quelque peu hésitante, nous l’ouvrîmes.

Là, dans une pièce qui m’apparut trop réduite pour ce qu’elle abritait, un monstre à l’aspect gélatineux se démenait pour atteindre de son antenne, le mage empoisonneur, Darken. L’homme, malgré son apparence chétive, se montrait plutôt adroit à esquiver. Il sautait à droite, frappait de son bâton l’appendice, avant de repartir à gauche. D’un coup, il se précipita dans ma direction, le membre aussi.

Et voilà, j’étais mort. Du moins, c’est ce que j’imaginais. Pas que je sache à quoi cela ressemblait, mais c’était bien là l’idée que je m’en faisais.

Qu’est-ce qui avait bien pu mal tourner ? En même temps, il fallait bien que cela arrive un jour ou l’autre. Et visiblement, la fin avait choisi aujourd’hui. Je l’avais bien cherché, et en même temps, quelle poisse ! Comment est-ce que j’en étais arrivé là ? Pas moyen de m’en rappeler…

En attendant je flottais. Je flottais comme tant d’autres sur une morne étendue plane, grise, vide et insipide. Comme quoi la mort, cela n’avait rien de réjouissant.

Errant telle l’âme en peine que j’étais, j’aperçus soudain au loin une lumière. Et si elle représentait pour moi, le salut ? M’y rendre s’avérait la seule façon de le savoir ; je n’avais de toute manière pas grand-chose d’autre à faire. Je me mis en route… Enfin, j’essayai…

Je ressemblais aux autres âmes du coin, petite flammèche de couleur bleue avec un joli dégradé qui tirait vers le blanc sur le bout des flammes. Pas besoin de préciser donc que niveau mouvement je me trouvais très limité.

La traversée me parut durer une éternité, mais impossible d’accélérer la cadence. L’impression de m’être métamorphosé en un têtard à la nageoire caudale atrophiée ne me quittait pas, tant je peinais à avancer. Pas étonnant sans jambes ! D’un elfe-nain vigoureux, j’étais devenu une simple âme sans corps.

Je finis tant bien que mal par parcourir la distance qui me séparait de ce minuscule point lumineux. Plus je m’approchais, plus je me rendais compte qu’il ne s’agissait pas que d’un point lumineux. J’atteignis une ridicule petite masure en bois à peine assez grande pour y contenir des commodités, avec d’un côté une porte et d’un autre une fenêtre d’où émanait cette lumière que j’avais aperçu. Autour de moi, pas âmes qui vivent. Je pénétrai dans la cahute sans prendre la peine d’ouvrir la porte ; je ne possédais de toute façon pas de bras pour.

À mon grand étonnement ce qui ressemblait à l’extérieur à une vieille bicoque en bois miteuse, s’apparentait à l’intérieur à une majestueuse et chaleureuse pièce de vie aux murs de pierres. La salle, unique, présentait d’immenses fenêtres qui apportaient une lumière semblable à celle perçue un jour d’été. Rien à voir avec la grisaille régnant à l’extérieur. En son centre, je repérai la petite flamme vacillante qui avait attiré mon regard. Elle se trouvait postée en haut d’un lampadaire dont le support tordu servait également de support à des panneaux de signalisation. À côté, étaient installés un fauteuil et son repose-pieds. Ils flamboyaient d’un rouge fascinant, et étaient brodés de motifs floraux simples, mais qui ajoutaient une touche de raffinement au tableau. Au-dessus pendait un curieux parapluie tout aussi élégant, mais qui rendait l’ensemble pittoresque.

« Est-ce que je peux vous renseigner ? »

Sans que je comprenne d’où il venait, un être diabolique apparut soudain devant moi.

« Dîtes donc, c’est d’enfer ici ! » Raillai-je, car cette créature, quoique d’apparence humanoïde, présentait une longue queue qui se balançait derrière elle, comme mue par une vie propre, d’immenses ailes semblables à des ailes de chauves-souris, et des cornes noires pareilles à celles d’un vieux bouc. Complètement nue et visiblement asexuée, sa peau se teintait d’un rouge sang qui faisait ressortir l’orbite blanc laiteux de ses yeux.

« De mon point de vue, je trouve tout cela d’un ennui mortel, me répondit-il d’un air malicieux.

— Vous m’en direz tant !… Dis-je quelque peu mal à l’aise devant cet être qui me dévorait du regard, une canine bien en évidence. Qu’est-ce que c’est ? Le questionnai-je en pointant du doigt le réverbère, histoire de lui faire penser à autre chose.

— C’est un lampadaire directionnel qui oriente vers les différents plans d’existence, lâcha-t-il sans y prêter le moindre intérêt.

— Cela n’a pas de sens, ils pointent tous vers le poteau !

— C’est un sens unique.

— Un sens unique qui ne mène nulle part ?

— Vous espériez aller quelque part peut-être ? ironisa-t-il tandis que je comprenais enfin de quoi il retournait.

— C’est brillant ! m’exclamai-je soudain.

— Merci, mais je n’en suis pas l’auteur. Moi je ne suis là que pour indiquer le chemin.

— Non, je parlais du lampadaire, dis-je passant du coq à l’âne.

— Oh ! Il attire les âmes égarées.

— Je ne savais pas qu’il y avait des états d’âmes ?

— Seulement quand on l’a rendue !

— Et à quoi peut bien servir ce parapluie ?

— À protéger de la pluie sans aucun doute, répondit-il avec un manque d’assurance flagrant.

— Il pleut souvent ici ?

— Jamais ! Remarquez, il pourrait tout aussi bien s’agir d’une ombrelle…

— Le soleil tape fort dans le coin ?

— Pas un seul de ses rayons ne pénètrent ici.

— Vous disiez que vous étiez là pour indiquer le chemin ? Repris-je après un moment d’hésitation, car la conversation virait à l’absurde. Lequel ?

— Tout dépend ce que vous cherchez.

— Toutes ces âmes par exemple, est-ce qu’elles restent ici pour l’éternité ?

— Non, nous ne sommes ici que sur le plan de Fugue. Celles qui ont été fidèles à une divinité de leur vivant rejoignent le plan de celle-ci. Les autres sont envoyées à la cité du Jugement où elles sont pesées avant de gagner la cité des morts où elles subiront leur châtiment éternel.

— On ne risque pas de s’ennuyer au moins… Vous avez appelé ce plan, le plan de Fugue ? Y a-t-il des âmes qui cherchent à s’échapper ?

— Oui, mais elles se font quasi systématiquement rattrapées par mes confrères et moi-même.

— Et si je voulais partir, quelle direction est-ce que je devrais prendre pour regagner le plan des vivants ? Demandai-je à tout hasard.

— Vous ne préféreriez pas vendre votre âme au diable plutôt ?

— Cela a l’air douloureux… Dis-je en m’imaginant faire une moue dégoutée, car je n’avais plus de visage pour la mimer.

— Cela fait en effet, un mal de tous les diables ! Mais vous avez l’éternité pour vous en remettre, fit-il avec ce que je supposais être un sourire qui le rendait encore plus abominable.

— Je me sens drôlement tenté… Ironisais-je, mais il ne parut pas s’en rendre compte.

— Comme dirait l’autre, le seul moyen de se délivrer de la tentation, c’est d’y céder ! Répondit-il comme si l’affaire était conclue.

— Mettons cela de côté pour l’instant ! Vous disiez que certaines âmes parvenaient à s’enfuir ?

— Oui. Il arrive parfois que des dieux ou déesses décident d’accorder une seconde chance à une âme. Elle peut alors regagner son plan d’existence d’origine… Où allez-vous ?

— Je rentre chez moi ! Dis-je déjà hors de la bâtisse et pestant intérieurement contre cette forme qui me ralentissait.

— Vous ne pouvez pas partir, nous n’avons pas encore évoqué les clauses de notre pacte ! Poursuivis le démon volant à mon côté de façon lourde et brutale, mais néanmoins naturelle et certainement plus efficace que moi.

— Pas intéressé ! » Répondis-je, l’envoyant au diable.

C’est alors que je sentis plus que je n’entendis, une petite voix qui me susurrait des paroles à l’oreille ; en imaginant que j’aie des oreilles. J’arrêtai soudain ma course pour mieux écouter. Mon ami infernal stoppa aussi sec sa poursuite en ouvrant de larges ailes.

« Je vois que vous avez changé d’avis ?

— Chut ! J’essaie d’écouter ! » Le coupai-je brutalement.

Comme je l’aurais fait moi-même si cela avait été possible, il tendit l’oreille et leva les yeux en l’air dans l’expectative.

« Réveille-toi… murmurait la voix.

— Moi je n’entends rien, marmonna le diable vexé d’être mis à l’écart.

— Réveille-toi… » répétait la voix.

C’est alors qu’une nouvelle lumière apparut devant moi. Elle brillait d’une lueur nettement plus vive et éclatante que la bougie faiblarde de la maison en bois.

À mon côté, la créature démoniaque levait les yeux dans une tentative vaine d’apercevoir ce que je voyais. J’avais les « yeux » rivés sur cette nouvelle source lumineuse qui m’attirait comme un papillon sur une torche.

« Oh non, pas encore… » Entendis-je l’être cornu baragouiner derrière moi.

Comme pour me sortir de ma torpeur, il agitait ses bras musculeux devant moi et tentait de m’arrêter.

N’y prêtant pas attention, je me mis en route et, intangible, passai à travers lui à mon allure de poisson estropié. Puis, je me mis à avancer de plus en plus rapidement. De simplement attiré, je fus bientôt aspiré au centre de cette lumière dont l’intensité et la taille grandissaient au fur et à mesure que j’approchais.

« Réveille-toi ! » hurla la voix à mon oreille.

Aussitôt j’ouvris les yeux. Le diable cornu avait disparu, tout comme les innombrables autres petites flammèches bleutées. Un coup d’œil vers le bas me rendit mes jambes. J’allongeai devant moi mes bras… Je me trouvais de retour sur le plan des vivants ! Les yeux grands ouverts, heureux de n’être pas une âme, je pris quelques secondes pour regarder autour de moi.

Et je me rappelai pourquoi j’étais mort…

Le monstre rosâtre à la chair flasque se tenait au centre de sa pièce, son appendice penché au-dessus de moi. Tel un nez, il pendait à quelques centimètres de mon corps. Il semblait renifler ma redingote.

Agrippée à mon bras, Séraphine, à l’origine de mon retour par ses insistantes supplications, demeurait immobile dans l’espoir sans doute que l’animal nous oublierait. Contre toute attente, c’est précisément ce qu’il fit. De sa place, le blob souffla de déception puis, avec la lenteur de la déception, son antenne retourna se poser à l’arrière de son crâne . Darken, tout aussi étonné que nous, attendit quelques secondes avant de s’aventurer à bouger pour porter main-forte à un nain qui semblait dans les vapes. Mais le poisson-gelée ne s’intéressait plus à nous. Il avait les yeux grands ouverts, mais son immobilité et sa lente et régulière respiration me donnèrent à penser qu’il s’était endormi.

« Que s’est-il passé ? questionnai-je mon amie en me remettant sur pieds.

— Je ne sais pas trop. Après t’avoir assommé avec sa décharge électrique, il a approché son tentacule avec l’intention de te finir, j’en mettrais ma main à couper ! Pourtant, quelque chose l’a arrêté au dernier moment, et voilà… Certainement l’odeur !

— Il a dû voir quel gâchis ce serait de m’éliminer !

— Ben voyons… 

— Il faut que je te raconte ce qu’il vient de m’arriver !

— Une autre fois. Regarde, nous avons rattrapé Darken et son groupe.

— Son groupe ? Tu veux dire, ce qu’il en reste. »

Après l’avoir secoué comme un prunier pendant de longues secondes, Darken parvint à tirer le nain de sa torpeur. Ils nous rejoignirent et ensemble, nous pûmes passer à côté de ce que j’appris être un blob géant, sans que celui-ci ne daigne vouloir nous avaler. Nous quittâmes ce niveau en vitesse, avant qu’il ne change d’avis. De nouvelles épreuves ne manqueraient pas de nous rendre l’ascension toujours plus compliquée.

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